Evénements
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12 octobre 2016



Quand Paris s’ensauvage


 La série « Grand format Biodiversité » du journal Le Monde s’agrandit avec la nouvelle thématique «  Paris s’ensauvage ».  Au fil de la lecture on y découvre les problématiques de la biodiversité en ville, l’exemple de l’ouverture de la petite ceinture ou encore les actions des citoyens.

 

En effet, pour aborder l’enjeu de la reconquête de la biodiversité, la ville est devenue incontournable. Zone urbaine par définition, la ville de demain semble, dans l’esprit des citoyens et des municipalités, inévitablement plus « verte ». A l’heure actuelle c’est quelques 1 300 espèces animales telles que des libellules, écrevisses, chouettes hulottes, renards, chauve-souris et 637 espèces végétales comme les fougères, mousses ou orchidées qui vivent dans Paris, en plus des 500 000 arbres (bois compris).

En progression depuis plusieurs années, cette biodiversité est à nuancer par l’expansion urbaine qui, au détriment des zones naturelles et agricoles alentours, entraîne un déclin généralisé de la biodiversité.

L’ouverture d’un nouveau tronçon de la petite ceinture dans le 12ème arrondissement vient s’ajouter au 500 ha d’espaces verts que compte déjà Paris, soit 4% du territoire de la ville. L’ambition de la ville est d’enrichir ce patrimoine de 100 ha de murs et toits végétalisés, dont 30 ha en agriculture urbaine, d’ici à 2020. Ce mouvement est rejoint par celui d’une végétalisation plus sauvage, loin des jardins très domestiqués de la fin du XIXème siècle. C’est cette nature que défend « guérilla gardening » un mouvement dont les partisans entendent contribuer « à la victoire de la nature, des légumes et de la verdure sur le béton froid et lisse de nos villes ».  Leur message passe par des actions telles que des « bombes de graines » lancées dans des zones urbaines délaissées, des tags réalisés en mousses, des plantations de légumes sur des terres menacées de construction et bien d’autres. 


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03 octobre 2016



Biophilie et Immobilier : une conférence inédite organisée par Gondwana et Arp-Astrance


 La Biophilie désigne l’attirance forte de l’être humain à entrer en contact avec la Nature. Elle vise à créer une nouvelle esthétique et à générer de nouvelles sensations au sein d’espaces urbains et de projets immobiliers, qui agissent sur notre santé physique et mentale, y compris sur notre façon de travailler.

A l’occasion de la sortie en version française des deux études du cabinet américain Terrapin Bright Green, « L’économie de la Biophilie » et « Les 14 Principes de la Biophilie », les équipes de Gondwana et d’ARP-Astrance organisent une conférence inédite le 11 octobre consacrée à ce nouvel enjeu pour les professionnels de l’immobilier et de l’aménagement urbain. 

Cette conférence sera l'occasion pour vous de découvrir comment la Biophilie permet d’enrichir un projet immobilier, donner une différenciation à un aménagement, offrir des conditions de bien-être aux occupants, développer les qualités esthétiques... autour de témoignages et d'interventions de divers professionnels issus des milieux de l’immobilier, de l’architecture, du paysage ou encore spécialistes de la nature en ville.

 


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14 septembre 2016



ARP-Astrance,  lauréat de l’appel à projets « Initiative PME – Biodiversité » pour son projet d’application mobile « Jardin Numérique »


L’ADEME a lancé en juillet 2015 l’ « Initiative PME – Biodiversité » qui a pour objectif de cofinancer des projets développant des technologies, des services et des solutions industrielles, méthodologiques, innovantes et durables en matière de préservation et de restauration de la biodiversité. 

Le « Jardin Numérique », projet proposé par ARP-Astrance, est lauréat de l’IPME et bénéficie donc de l’aide des Investissements d’Avenir et de l’accompagnement de l’ADEME pour son développement.

Plus précisément, le « Jardin Numérique » est  une application mobile dédiée à la découverte des jardins et de leur biodiversité. L’outil invite à porter un autre regard sur la richesse écologique d’un espace vert en le parcourant selon des itinéraires thématiques et des points d’intérêt. L’utilisateur pourra notamment découvrir la faune et la flore fréquentant le jardin et prendre connaissance des actions menées localement en faveur de la biodiversité. Le « Jardin numérique » est personnalisable et peut être adapté à tous les types d’espaces verts, qu’ils soient publics ou privés (squares, parcs, campus d’entreprises, espaces naturels, parcs de loisirs … ). Simple et ludique, l’application propose également des quizz pour apprendre à identifier les espèces avec une dimension collaborative. Les utilisateurs ont la possibilité de se connecter aux initiatives de sciences participatives et peuvent aussi partager leurs photos et observations naturalistes.


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21 juillet 2016



Adoption définitive de la Loi Biodiversité


Quarante ans après la loi de 1976 sur la protection de la nature, l’Assemblée nationale a définitivement adopté, mercredi 20 juillet dans la soirée, le projet de loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ». Sur les 174 articles qui composent ce texte de loi, plusieurs mesures concernent directement différents secteurs d’activité :


L’interdiction des insecticides néonicotinoïdes à partir du 1er septembre 2018 pour l’ensemble des cultures agricoles, quels que soient les usages (pulvérisations, traitement des sols ou enrobage de semences). L’article 51 accorde toutefois des dérogations jusqu’au 1er juillet 2020 lorsqu’il n’existe pas d’alternative.
- L‘entérinement du triptyque « éviter, réduire, compenser », qui s’applique à tout aménageur dont le projet entraîne des dégradations écologiques et du principe fondamental de non-régression du droit de l’environnement, selon lequel la protection des écosystèmes ne peut faire l’objet que d’une « amélioration constante ».
- La reconnaissance du préjudice écologique qui, en vertu de la règle du pollueur-payeur, oblige le responsable d’un dommage à l’environnement à le réparer ou, à défaut, à acquitter des dommages et intérêts.
- La ratification par la France du protocole de Nagoya, qui encadre l’accès aux ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles et impose le partage des avantages qui en découlent avec les communautés locales.
- La participation des maîtres d’ouvrage à l’inventaire du patrimoine naturel : qu’ils soient publics ou privés, les maîtres d’ouvrage doivent saisir ou, à défaut, verser les données brutes de biodiversité acquises à l’occasion des études d’évaluation préalable ou de suivi des impacts réalisées dans le cadre de l’élaboration des plans, schémas, programmes et autres documents de planification mentionnés à l’article L. 122-4 et des projets d’aménagement soumis à l’approbation de l’autorité administrative.
- L’obligation pour tout nouveau bâtiment de projets mentionnés à l’article L. 752-1 du code de commerce d’installer des dispositifs végétalisés ou de production d’énergies renouvelables sur toute ou partie des toitures. Sur les aires de stationnement, des revêtements de surface, des aménagements hydrauliques ou des dispositifs végétalisés favorisant la perméabilité et l’infiltration des eaux pluviales ou leur évaporation et préservant les fonctions écologiques des sols devront être aménagés.

 


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06 juillet 2016



Interdiction du chalutage profond en Europe


Le 30 juin, la Commission, le Parlement et le Conseil Européen ont trouvé un accord sur la réforme du règlement encadrant la pêche profonde. Désormais, le chalutage profond au-delà de 800 mètres sera interdit dans les eaux européennes. Le vote en séance plénière devrait avoir lieu en novembre.

Une décision qui sonne comme un soulagement pour bon nombre d’associations, dont Bloom, qui se bat depuis plusieurs années pour obtenir une modification du règlement en ce sens. En effet, le chalutage profond entraîne la destruction d’habitats fragiles et épuise les réserves de poissons des profondeurs dont le rythme biologique n’est pas adapté à un taux d’exploitation élevé.

Cette décision peut donc être considérée comme une avancée. Cependant, il convient de souligner qu’initialement, l’accord visait l’ensemble des eaux internationales de l’Atlantique Nord-Est. Or, après un lobbying important de l’Espagne, qui pratique majoritairement la pêche en eaux internationales, la portée de l’accord a été réduite aux eaux européennes et aux eaux internationales de l’Atlantique Centre-Est. Une réduction fort regrettable du point de vue des ONG.

Pour l’eurodéputée socialiste rapporteur du texte, Isabelle Thomas, cette réduction a malgré tout permis d’atteindre « un équilibre entre les impératifs socio-économiques et l’écologie ». 

 


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