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04 janvier 2017



Création de l’Agence Française pour la Biodiversité


Le 23 décembre 2016, la ministre de l’environnement Ségolène Royale a signé les textes de loi permettant la création officielle de l’Agence Française pour la Biodiversité. Le décret est paru quelques jours plus tard au journal officiel. Promesse du président Hollande, l’Agence a été créée en application de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. 

Forte de 1200 personnes provenant de quatre organismes déjà existants, l’Agence sera renforcée par 50 employés supplémentaires, dont la moitié seront chargés des parcs naturels marins.  L’astrophysicien Hubert Reeves sera le « président d’honneur » de l’AFB dont le conseil d’administration se réunira pour la première fois le 19 janvier, ajoute la ministre de l’Environnement. 

L’AFB sera en matière de biodiversité, un opérateur central regroupant les compétences de l’Agence des aires marines protégées, l’Atelier technique des espaces naturels, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques et des Parcs nationaux de France. Elle sera ainsi l’interlocuteur des élus et entreprises dans les projets d’infrastructure.

Au terme de deux années de concertations l’AFB aura pour mission entre autres : 

- de piloter des programmes d’études ou de recherche ;

- d’apporter un appui technique aux services de l’Etat et aux collectivités ;

- d’accompagner les acteurs socio-économiques dans l’élaboration de              leurs projets ;

- de structurer les métiers de la biodiversité ;

- appuyer la gestion d’aires protégées et la préservation des continuités         écologiques ;

- assurer des missions de police de l’environnement ;

- lutter contre les espèces exotiques envahissantes ;

- appuyer l’action européenne et internationale de la France.

 

Articulée autour de trois pôles nationaux à Brest, Montpellier et Vincennes, l’AFB sera présente dans les territoires y compris en outre-mer grâce à des directions régionales, des services départementaux mais aussi dans l’ensemble des parcs naturels marins et des antennes de façade maritime. 


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07 décembre 2016



Nouvelle publication d’Entreprises pour l’Environnement «Entreprises et biodiversité : gérer les impacts sur la chaine de valeur »


De plus en plus d’entreprises, conscientes de leurs impacts sur l’environnement attachent une importance grandissante aux conséquences de leurs activités sur la biodiversité. Celle-ci et les services écosystémiques qui en découlent, tels que l’approvisionnement en matières premières, la régulation de la qualité de l’eau et du climat, sont en effet impactés au-delà des sites de production sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Cette constatation constitue une préoccupation majeure pour de nombreuses parties prenantes que sont les scientifiques, les ONG, les législateurs ou encore les citoyens. 

C’est dans ce contexte que les entreprises membres d’EpE (Entreprises pour l’Environnement) ont publié jeudi 1 décembre, une brochure intitulée « Entreprises et biodiversité : gérer les impacts sur la chaîne de valeur ». 

Créée en 1992, l’association regroupe une quarantaine de grandes entreprises françaises et internationales issues de tous les secteurs de l’économie souhaitant mieux intégrer l’environnement dans leurs décisions stratégiques et gestion courante. 

Cette publication à destination des professionnels, retrace les exemples d’une trentaine d’initiatives concrètes de prise en compte de la biodiversité par des entreprises. Cette évolution vers de nouvelles pratiques, est facilitée par les actions déjà mises en place en faveur du climat. Les logiques et moyens d’actions sont en effet souvent similaires à ceux déjà utilisés pour réduire les émissions. La publication pointe cependant les limites de l’utilisation de cette expérience dues à la complexité particulière de la question de la biodiversité. 

Dans un premier temps la brochure s’interroge donc sur les raisons et dynamiques qui poussent les entreprises à s’engager dans cette voie avant de présenter les différentes solutions testées, les problèmes rencontrés et les pistes de remédiation trouvées.  

En démontrant que l’intégration de la biodiversité est compatible et même favorable à l’économie, la brochure a pour vocation d’inciter d’autres entreprises à initier des projets en faveur de la biodiversité.   

 


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30 novembre 2016



Rapport : «  La biodiversité, une opportunité pour le développement économique et la création d’emplois »


Ce jeudi 24 novembre, à l’occasion du forum "Biodiversité et Economie" organisé par l’Agence Française pour la Biodiversité, l’Institut Inspire a remis à Barbara Pompili (secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité), un rapport nommé «  la biodiversité, une opportunité pour le développement économique et la création d’emplois ».  Ce rapport, commandé en début d’année par Ségolène Royal et réalisé en partenariat avec 11 experts, permet de compléter les travaux déjà menés  sur le sujet, tel que celui du Conseil économique, social et environnemental (CESE) centré sur les emplois publics. 

Les principaux constats du rapport démontrent la part significative de la biodiversité  dans l’économie française.  Emmanuel Delannoy, directeur de l’Institut Inspire, affirme ainsi que "les secteurs fortement dépendants de la biodiversité génèrent près d’1,5 million d’emplois, soit 10 % du total des emplois, et 275 milliards d’euros de chiffre d’affaires".  

Les apports de la biodiversité à l’économie française se font via deux axes : les services écologiques et donc toute l’activité économique qu’ils soutiennent, et « les dépenses directes et indirectes liées aux activités de protection de la nature ». Le rapport souligne que "l’effet multiplicateur de la dépense liée à la biodiversité est significatif : chaque euro dépensé pour sa protection génère 2,64 euros de production et 1,31 euro de valeur ajoutée". En termes d’emploi, 1 million d’euros de ces dépenses engendrerait en moyenne 19 emplois non délocalisables. 

Le rapport oppose à ces données, le développement difficile du secteur souvent porté par des PME ou des TPE : "souvent de petites tailles et très spécialisées, leur offre n’est pas toujours lisible pour les bailleurs de fonds et les donneurs d’ordres, et leur capacité à répondre à des appels d’offres pour des marchés importants est limitée".

Enfin le rapport propose une liste de 22 actions dont le but est d’aider à une  "transition écologique globale" de l’économie en se basant sur les modèles de l’eau ou de l’urbanisme.  Ces propositions visent à orienter les commandes publiques, privées et des particuliers afin de structurer le secteur. 

 
 


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28 octobre 2016



Le WWF alerte sur l’état de la biodiversité dans son dernier Rapport Planète Vivante


Tous les deux ans le World Wild Fund (WWF) publie une analyse scientifique sur l’état de santé de la planète et l’impact de l’activité humaine. Le rapport de 2016 sortit le 26 octobre dernier dresse un tableau alarmant de l’état de la biodiversité de la Terre. Les vertébrés c’est-à-dire les poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles ont en effet vu leurs populations chuter de 58% entre 1970 et 2012. Une baisse qui, si rien n’est fait pour inverser la tendance, atteindra 67% en 2020. 

En mettant l’accent sur l’impact de notre système alimentaire, le Rapport Planète Vivante 2016 soulève qu’à elle-seule, l’agriculture qui occupe environ un tiers de la surface terrestre totale, est la cause de 80% de la déforestation mondiale et pèse pour près de 70 % de la consommation d’eau.

Le jour du dépassement atteint cette année le 8 août, est le jour où l’humanité  a déjà consommé l’ensemble des ressources que la planète ne peut renouveler en une année. En huit mois, l’humanité a émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre aurait pu produire sur cette même période.

« Les espèces disparaissent à un rythme sans précédent. Et ce phénomène ne concerne pas seulement les espèces emblématiques que nous adorons tous, mais toute la biodiversité, dont dépend la bonne santé des forêts, des fleuves et des océans. Sans les espèces qu’ils abritent, les écosystèmes vont s’effondrer emportant avec eux les services qu’ils nous rendent qu’il s’agisse d’air pur, d’eau ou de nos moyens de subsistance. Nous disposons des outils qui peuvent permettre de résoudre le problème auquel nous sommes confrontés : il faut maintenant les mettre en action sans plus tarder si nous tenons sérieusement à préserver une planète vivante pour notre survie et notre prospérité. Plus nous irons loin au-delà des limites de la Terre, plus nous compromettrons notre propre avenir. » - Marco Lambertini, directeur général du WWF International


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12 octobre 2016



Quand Paris s’ensauvage


 La série « Grand format Biodiversité » du journal Le Monde s’agrandit avec la nouvelle thématique «  Paris s’ensauvage ».  Au fil de la lecture on y découvre les problématiques de la biodiversité en ville, l’exemple de l’ouverture de la petite ceinture ou encore les actions des citoyens.

 

En effet, pour aborder l’enjeu de la reconquête de la biodiversité, la ville est devenue incontournable. Zone urbaine par définition, la ville de demain semble, dans l’esprit des citoyens et des municipalités, inévitablement plus « verte ». A l’heure actuelle c’est quelques 1 300 espèces animales telles que des libellules, écrevisses, chouettes hulottes, renards, chauve-souris et 637 espèces végétales comme les fougères, mousses ou orchidées qui vivent dans Paris, en plus des 500 000 arbres (bois compris).

En progression depuis plusieurs années, cette biodiversité est à nuancer par l’expansion urbaine qui, au détriment des zones naturelles et agricoles alentours, entraîne un déclin généralisé de la biodiversité.

L’ouverture d’un nouveau tronçon de la petite ceinture dans le 12ème arrondissement vient s’ajouter au 500 ha d’espaces verts que compte déjà Paris, soit 4% du territoire de la ville. L’ambition de la ville est d’enrichir ce patrimoine de 100 ha de murs et toits végétalisés, dont 30 ha en agriculture urbaine, d’ici à 2020. Ce mouvement est rejoint par celui d’une végétalisation plus sauvage, loin des jardins très domestiqués de la fin du XIXème siècle. C’est cette nature que défend « guérilla gardening » un mouvement dont les partisans entendent contribuer « à la victoire de la nature, des légumes et de la verdure sur le béton froid et lisse de nos villes ».  Leur message passe par des actions telles que des « bombes de graines » lancées dans des zones urbaines délaissées, des tags réalisés en mousses, des plantations de légumes sur des terres menacées de construction et bien d’autres. 


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