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Article publié le 30 août 2017


Les fermes du réseau Terre de liens à l’heure du bilan


Le Commissariat général du développement durable (CGDD) a publié en juin 2017 une étude évaluant les performances environnementales de 27 fermes du réseau Terre de liens. Né en 2003, le mouvement Terre de liens propose une démarche innovante à la croisée des mondes associatifs, fonciers et solidaires. La foncière du groupe a ainsi acheté 139 fermes qu’elle  loue à 206 fermiers liés par des baux ruraux environnementaux, facilitant ainsi l’émergence d’exploitations en agriculture biologique et de proximité. 

Le CGDD a utilisé l’outil de diagnostic agro-environnemental "Dialecte", développé par l’association d’ingénierie et de conseil Solagro, partenaire de Terre de liens. Il a ainsi pu comparer les fermes du réseau à des fermes bio et des fermes conventionnelles sur de nombreux critères : infrastructures agroécologiques, utilisation économe d’intrants, préservation de la ressource en eau, protection du sol et de la biodiversité, consommation des ressources …
Les fermes Terre de liens se sont alors révélées  performantes dans les domaines de la préservation des infrastructures agroécologiques (prairies, bosquets, haies…), de l’économie d’énergie (consommation totale 10 fois inférieure à celles des fermes conventionnelles) et de gestion de l’eau (quasi absence d’irrigation, taux élevé de couverture du sol, présence de haies …). 
L’étude a en revanche souligné des points à améliorer. En effet sur le sujet de la biodiversité, le réseau atteint péniblement la moyenne avec une note de 51/100 minorée par l’absence de fermes dans les zones reconnues d’intérêt biologique et par la présence limitée de prairies dites peu productives. Idem pour la protection des sols où le faible nombre de prairies pluriannuelles et le développement limité du non labour expliquent une note de 47/100. 
Les résultats des fermes Terre de liens sont donc "prometteurs et démontrent qu’il est possible de préserver l’environnement tout en développant des projets agricoles viables ancrés dans leurs territoires", conclut la commissaire générale au développement durable.
 



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