Newsletter Biodiversité et business

Article publié le 28 juin 2017


Le nouveau gouvernement face aux enjeux de la biodiversité


A l’occasion d’une émission de radio diffusée le 23 juin, le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot a dévoilé ses premières mesures impactant plus ou moins la biodiversité. 

Parmi celles-ci, l’interdiction d’accorder de nouveaux permis de recherche d’hydrocarbure en métropole et en Outre-mer. Il a par ailleurs précisé qu’il ne reviendrait pas sur les autorisations déjà accordées. Une position jugée positive mais insuffisante par les associations de défense de l’environnement.  
Le ministre a de plus annoncé une remise à plat du dispositif de régulation des populations de loups. L’objectif étant de «Définir un schéma avec les éleveurs et les associations pour les 4 prochaines années, qui sera applicable dès le 1er janvier 2018.» Rappelons que le loup étant une espèce protégée en Europe, les tirs visant à l’abattre sont donc réglementés. Des quotas existent ainsi par saison. Ceux en vigueur pour la saison actuelle se finissant le 30 juin ont ainsi été revus à la hausse par le ministre passant de 38 à 40. Une décision décriée à la fois du côté des éleveurs la jugeant insuffisante et du côté des défenseurs de l’espèce la jugeant inadmissible.
Concernant les néonicotinoïdes, ces produits particulièrement mortels pour les abeilles et interdits par la loi Biodiversité en août dernier, le ministre a assuré que les dates butoirs 2018 et 2020 pour les dérogations, seraient maintenues. Un communiqué de Matignon précise cependant que «la Commission européenne ayant émis certaines observations sur la réglementation française afin de s’assurer de la conformité du droit français, un travail est en cours avec les autorités européennes.»



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